Le traitement des ordures en zone très urbanisée telle que l'Ile de France est un problème complexe. Cela fait appel à des facteurs techniques économiques, écologiques et politiques.
L'un des traitement les plus efficaces pour l'élimination des déchets ménagers est l'incinération. Il existe d'autres techniques telles que le recyclage, la mise en décharge et des traitements biologiques et physico-chimique.
Cependant le coût de telles installations est onéreux. De plus il est difficile d'imposer aux habitants comme aux responsables politiques d'une commune la présence d'une usine d'incinération presque dans leur jardin.
Cette filière n'a qu'un seul but: éliminer les déchets
ou réduire leur volume avant de les envoyer en décharge.
Avant d'incinérer on vérifie bien qu'il n'y a pas
d'autres solutions pour utiliser les déchets : l'incinération
doit rester un traitement de dernier recours.
Il existe d'autres traitements des ordures en région parisienne
tels que les usines de compostage, les centres de tri et les décharges.
Cependant, la loi Royale, votée en 1992, exige la quasi-disparition
des 6700 décharges traditionnelles recensées en
1990 en France.
Or, en 1995, la mise en décharge représente 41 %
du traitement des ordures en Ile-de-France. Par conséquent
il faut créer des usines d'incinération. Les trois
usines du SYCTOM existantes (Saint-Ouen, Ivry-sur-Seine, Issy-les-Moulineaux)
ne suffisent pas à l'élimination des 2 millions
de tonnes de déchets qui vont aujourd'hui en décharge.
Dans le cas des ordures ménagères, l'incinération
a pour but de réduire le volume des déchets et de
produire de l'énergie pour les industriels voisins ou pour
le chauffage urbain. A savoir que le volume des résidus
représente 1\3 du volume initial.
Si on considère un déchet organique, sa combustion,
en présence d'oxygène de l'air, libère une
grande quantité d'énergie sous forme de chaleur.
Le pouvoir calorifique inférieur est le paramètre
le plus important concernant cette filière de traitement
car il définit la quantité de chaleur dégagée
par unité de masse de déchet
L'incinération ne peut donc être envisagée
qu'après avoir réalisé un bilan énergétique
comparant le contenu énergétique du déchet
( c'est a dire l'énergie utilisée pour le fabriquer)
et l'énergie récupérable grâce à
son incinération.
Les difficultés résultent de l'hétérogénéité
des ordures ménagères. Ces ordures contiennent des
parties très inflammables (comme le papier ) et d'autres
inertes (comme le verre ), ce qui implique un problème
de régulation de la température de combustion. Aussi,
la composition des ordures varie dans le temps en quantités
et en qualités.
On considère comme étant un déchet tout résidu
d'un processus de production , de transformation ou d'utilisation
d'une manière générale, toute matière
qu'un propriétaire abandonne ou destine à l'abandon
sera un déchet.
dans le processus d'incinération l'état physique
du déchet est important pour la manutention et le stockage.
On considère trois type de déchets:
La granulométrie (grosseur des éléments)
du déchet orientera le choix de la technique de combustion.
De plus sont pris en compte les caractéristique suivantes:
-le pouvoir calorifique inférieur.
-Le taux d'humidité; s'il est supérieur a 50% la
combustion n'a aucun intérêt.
-La composition chimique.( la combustion de certains déchets
entraîne des émanations de fumées toxiques).
Elle repose sur le dimensionnement et le choix du four d'incinération
et du brûleur. Pour des raisons écologiques les normes
imposent la mise en place de dispositifs d'épuration des
fumées.
- le four: il se compose d'une chambre de combustion métallique
dont la voûte est recouverte d'un matériel réfractaire
permettant une bonne régulation thermique par rayonnement.
- le brûleur: il permet la valorisation énergétique.
-Le dispositif d'épuration des fumées: il permet
la récupération de déchet et le respect des
normes en vigueur. Les fumées doivent être dépoussiérées
en utilisant des séparateurs.
Schéma de principe d'une usine d'incinération
de déchets
Cette usine est située dans la banlieue sud est de Paris.
Elle a été mise en service en 1969 et elle a été
rénové entre 1993 à 1996. Elle devrait rester
active jusqu'en 2010.
L'usine d'incinération est située en bordure
de Seine, du périphérique et de la voie ferrée
: son accès est donc facile ce qui est une condition nécessaire
vu les volumes d'ordures et de mâchefers traités.
On distingue nettement sur le plan la rampe d'entrée des
bennes à ordures. L'usine se situe dans une zone industrielle
assez loin des quartiers d'habitation. Carte IGN
. Reproduction autorisée.
Une vue de l'usine d'incinération d'Ivry. Une usine
d'incinération se reconnait de loin par ses panaches de
fumée sortant de hautes cheminées. Ce sont les rejets
de ces cheminées qui inquiètent les écologistes.
Outre du soufre et des poussières, elles rejettent également
de la dioxine. Au second plan une friche industrielle. Au premier
plan un grand ensemble d'Ivry, banlieue populaire de Paris.
Photo des auteurs.
Les techniques:
réception
quai de déchargement: 24 emplacements, fosse de réception:
9000m3, 2 ponts roulants de chargement.
incinération
2 groupes fours chaudière, capacité horaire de chaque
jour :50t\j, capacité annuelle :700.000t
valorisation
l'incinération est valorisée par récupération
d'énergie, vapeur :2 chaudieres produisant de la vapeur
a 450°c, électricité :1 groupe turbo-alternateur
de 64mw.
Traitement et évacuation des fumées
2 éléctrofiltres, 4 laveurs, 4 ventilateurs de tirage,
hauteur des cheminées : 80 mètres
les résultats d'exploitations.
-Incinération: 704864 tonnes
-envoi en décharge: 5766 tonnes
-vente de vapeur à la Cie parisienne de chauffage urbain:
1.227.883 tonnes
-ventes d'électricité à E.D.F.: 66541Mwh
-ventes de ferrailles: 16640 tonnes.
-Mâchefers évacues sur sites de traitement : 184213
tonnes
-cendres issues du dépoussiérage: 15259 tonnes,
boues issue du lavage de poussière: 1248 tonnes
L'étoile jaune situe l'usine d'Ivry. Les zones en bleu
foncé correspondent à la zone de collecte de l'usine
d'Ivry. Les zones en bleu clair correspondent aux communes adhérentes
du Syctom, le Syndicat intercommunal de traitement des ordures
ménagères.
population concernée: 1.317.802 habitants
population d'Ivry sur Seine : 54.106 habitants
1\ Pourquoi l''incinération ?
L'incinération est-elle la meilleure solution ?
2\ les contraintes
3\ qu'est ce qu'un déchet?
Caractéristiques des déchets
4\ technologie de l'incinération
5\ exemple l'usine d'incinération d'Ivry sur Seine.